Figure-toi que la première fois qu'on m'a parlé de koridashi, j'ai levé un sourcil. Poser des glaçons sur des feuilles de thé et attendre que ça fonde? Comme ça, sans eau chaude, sans bouilloire? Ma chérie, j'ai cru à une blague. Et puis j'ai goûté. Une gorgée de sencha infusé sur glace, douce comme un fruit blanc, sans la moindre trace d'amertume. Ce jour-là, j'ai compris que le Japon avait encore des choses à m'apprendre.
Le koridashi, aussi appelé shinobicha, est une méthode d'infusion japonaise qui utilise uniquement des glaçons pour extraire les saveurs du thé. Pas d'eau chaude. Pas de passoire. Juste de la glace, des feuilles, et du temps. Le résultat: une liqueur concentrée, veloutée, naturellement sucrée. Un thé glacé qui n'a rien à voir avec ce qu'on verse dans les grandes bouteilles au supermarché.
⭐ À retenir
- La koridashi infusion japonaise infuse le thé à froid, avec des glaçons posés directement sur les feuilles
- La fonte lente (30 à 90 minutes) extrait la douceur sans libérer les tanins amers
- Les thés verts japonais de qualité (sencha, gyokuro, kabusecha) donnent les meilleurs résultats
- Le volume final est petit: on obtient une liqueur concentrée, pas un grand pichet

Le koridashi, c'est quoi exactement?
Le mot "koridashi" vient du japonais: kori signifie glace, et dashi signifie extraire, infuser. Littéralement, c'est "l'extraction par la glace". Tu prends des feuilles de thé en vrac, tu les déposes au fond d'un récipient, tu places des glaçons par-dessus, et tu laisses fondre. C'est tout.
Au Japon, cette technique porte aussi le nom de shinobicha, le "thé caché" ou "thé secret". Le terme dit bien ce qu'il veut dire: c'est une méthode discrète, silencieuse, presque méditative. On n'entend ni la bouilloire, ni le versement. Juste le petit clic des glaçons qui se tassent en fondant.

Ce qui se passe dans la glace (et pourquoi c'est malin)
Quand tu infuses un thé à l'eau très chaude, la chaleur libère tout d'un coup: les bonnes choses (les acides aminés, les arômes floraux) et les moins bonnes (les catéchines amères, les tanins astringents). C'est pour ça qu'un thé vert bouillant peut devenir imbuvable si tu oublies de le surveiller.
Avec le koridashi, l'eau est à peine au-dessus de zéro degré. À cette température, les tanins restent largement prisonniers dans la feuille. Ce qui s'extrait en priorité, c'est la théanine, cet acide aminé qui donne au thé vert japonais son goût umami, cette douceur un peu ronde, presque savoureuse. Le résultat est une liqueur très douce, naturellement sucrée, avec une concentration d'arômes qui surprend à chaque fois.
Entre nous, c'est un peu comme si la glace triait le bon du moins bon pour toi. Malin, non?
Pas à pas: réussir ton premier koridashi
La méthode est simple. Vraiment simple. Mais il y a quelques détails qui font la différence entre un koridashi correct et un koridashi qui te laisse sans voix. Je te donne ma façon de faire, celle que j'ai affinée au fil des étés.
Ce qu'il te faut
- 5 à 8 g de thé vert japonais en vrac (sencha de qualité, gyokuro, ou kabusecha)
- Une petite théière en verre, un kyusu, ou un bol à fond large
- 6 à 10 glaçons (environ 100 à 150 ml d'eau une fois fondus)
- De la patience: 30 à 90 minutes selon la quantité de glace et la température ambiante
Les étapes, une par une
- Dose les feuilles. Sois généreux. Le koridashi demande plus de thé que l'infusion classique, parce que le volume d'eau final est petit. Pour 100 ml de liqueur, compte 5 à 8 g de feuilles. Oui, ça paraît beaucoup. Crois-moi, c'est normal.
- Dépose les feuilles au fond de ton récipient. Étale-les bien pour qu'elles aient de la place.
- Place les glaçons directement sur les feuilles. Ne tasse pas. Laisse la glace se poser naturellement.
- Attends. C'est le plus dur. Laisse fondre à température ambiante, sans toucher, sans remuer. Entre 30 minutes et 1 heure 30 selon la chaleur de ta cuisine. Tu verras le liquide s'accumuler lentement au fond, prendre une teinte vert jade ou or pâle.
- Sers dès que la glace a fondu (ou presque). Verse doucement dans de petites tasses. On ne boit pas le koridashi dans un grand mug: c'est un concentré, quelques gorgées qui valent tout un bol.
Quels thés choisir pour un koridashi réussi?
Tous les thés ne se prêtent pas au koridashi. La méthode est pensée pour les thés verts japonais, et plus particulièrement ceux qui sont riches en théanine et en umami. Ce sont eux qui brillent vraiment à froid.

Le gyokuro: le roi du koridashi
Le gyokuro est un thé vert ombré japonais. Ses feuilles sont couvertes pendant les dernières semaines avant la récolte, ce qui booste leur teneur en théanine et leur donne ce goût profond, presque bouillonné, que les Japonais appellent umami. En koridashi, le gyokuro donne une liqueur d'un vert intense, sirupeuse, avec des notes de haricot frais, d'algue douce, et parfois une touche sucrée de châtaigne. C'est le thé de référence pour cette méthode.
Attention, le gyokuro coûte cher. Mais en koridashi, chaque gramme donne tout ce qu'il a. C'est un investissement qui se goûte.
Le sencha: le plus accessible
Un bon sencha japonais, surtout un sencha de première récolte (*shincha*), fonctionne très bien en koridashi. Le profil sera plus herbacé, plus vert, avec une fraîcheur qui rappelle l'herbe coupée et le petit pois. Moins rond que le gyokuro, mais plus facile à trouver et plus abordable. C'est le thé que je recommande pour un premier essai.
Le kabusecha: le compromis discret
Le kabusecha est un thé semi-ombré, à mi-chemin entre le sencha et le gyokuro. Moins cher que le gyokuro, plus doux que le sencha. En koridashi, il donne une liqueur équilibrée, un peu florale, avec une rondeur agréable. Un beau choix si tu veux sortir du sencha sans casser ta tirelire.
Et les thés non japonais?
Bon, d'accord, je te vois venir. "Mami, et mon Darjeeling? Et mon oolong taïwanais?" Écoute, techniquement, tu peux tenter le koridashi avec un thé blanc chinois ou un oolong légèrement oxydé. Un Bai Mu Dan sur glace, par exemple, donne quelque chose de floral et délicat. Mais le koridashi a été conçu au Japon, pour des thés japonais étuvés, riches en théanine. C'est là qu'il donne son meilleur. Avec un thé noir ou un thé très oxydé, le résultat risque d'être plat et décevant.
| Thé | Profil en koridashi | Dose pour 100 ml | Temps de fonte |
|---|---|---|---|
| Gyokuro | Umami intense, sirupeux, sucré | 8 g | 60 à 90 min |
| Sencha 1ère récolte | Herbacé, frais, légèrement sucré | 5 à 6 g | 30 à 60 min |
| Kabusecha | Doux, floral, rond | 6 à 7 g | 45 à 75 min |
| Thé blanc chinois | Délicat, floral, léger | 5 g | 45 à 90 min |
Koridashi et infusion à froid: la différence que personne n'explique bien
On mélange souvent le koridashi infusion japonaise avec le cold brew classique, cette méthode qui consiste à mettre des feuilles dans de l'eau froide et à laisser infuser plusieurs heures au réfrigérateur. Ce n'est pas la même chose, et le résultat en tasse n'a rien à voir.
Deux méthodes, deux résultats
Le cold brew (mizudashi en japonais) utilise de l'eau froide en quantité: tu remplis un pichet, tu ajoutes les feuilles, tu attends 4 à 8 heures au frigo. Le volume est grand, la liqueur est légère, désaltérante, facile à boire en grande quantité. Si le sujet t'intéresse, j'ai aussi un article complet sur l'infusion froide mizudashi à garder sous la main.
Le koridashi, lui, utilise de la glace. Le volume d'eau est minuscule (à peine 100 à 150 ml). La concentration en arômes est bien plus élevée. La liqueur est épaisse, presque huileuse en bouche sur les meilleurs gyokuro. C'est un concentré de saveurs qu'on déguste en petites gorgées, comme un espresso, pas comme une citronnade.
L'autre différence, c'est la température. Les glaçons commencent à zéro degré et montent doucement vers la température ambiante pendant la fonte. L'eau froide du frigo reste stable autour de 4 à 6 degrés. Cette montée progressive dans le koridashi donne un profil aromatique plus complexe, parce que différentes molécules s'extraient à différentes températures pendant le processus.
💡 Le savais-tu?
Au Japon, le koridashi est souvent réservé aux thés les plus précieux. Certains producteurs de Uji (dans la région de Kyoto) recommandent cette méthode comme la seule façon de goûter pleinement un gyokuro de compétition. L'idée: si le thé a coûté ce prix, autant lui offrir l'extraction la plus douce possible.
Les erreurs qui gâchent tout (et comment les éviter)
Le koridashi est simple, mais pas infaillible. Voici les pièges dans lesquels je suis tombée, pour que tu les évites.
Utiliser trop peu de feuilles
C'est l'erreur la plus fréquente. Avec le koridashi, la quantité de liquide est petite. Si tu mets 2 g de sencha pour 150 ml de glace fondue, tu obtiendras de l'eau vaguement verte, sans intérêt. Sois généreux: 5 à 8 g pour 100 à 150 ml. C'est ce ratio concentré qui fait la magie.
Remuer pendant la fonte
Je sais, c'est tentant. Tu vois les glaçons qui fondent lentement, tu as envie de touiller pour accélérer. Ne le fais pas. L'extraction lente et passive est tout l'intérêt du koridashi. Si tu remues, tu perturbes le processus et tu risques de libérer plus de tanins que prévu.
Utiliser des glaçons parfumés ou de l'eau calcaire
Les glaçons faits avec l'eau du robinet très calcaire vont donner une liqueur trouble et un peu plate. Idéalement, fais tes glaçons avec de l'eau filtrée ou de l'eau de source faiblement minéralisée. Et surtout, pas de glaçons qui traînent au fond du congélateur depuis six mois en absorbant les odeurs. La glace doit être propre et neutre.
Choisir un thé médiocre
Le koridashi est impitoyable. Comme il n'y a pas de chaleur pour masquer les défauts, un thé de mauvaise qualité donnera un résultat fade, voire désagréable. C'est le moment de sortir ton meilleur thé vert, pas le sachet oublié au fond du placard.

Quel récipient utiliser pour le koridashi?
Tu n'as pas besoin de matériel spécial. Mais certains récipients rendent l'expérience plus agréable.
Le kyusu japonais
Le kyusu, c'est la petite théière japonaise avec un filtre intégré et une anse latérale. Pour le koridashi, c'est parfait: le filtre retient les feuilles quand tu verses, et la taille (souvent 200 à 300 ml) correspond exactement au volume du koridashi. Si tu as un kyusu en terre cuite (tokoname), c'est encore mieux: la terre apporte une touche minérale subtile. Tu peux jeter un oeil à notre sélection de kyusu japonais si tu cherches le bon récipient.
Un petit récipient en verre
Un récipient en verre transparent te permet de voir la magie opérer: la glace qui fond, la couleur qui se développe lentement, les feuilles qui s'ouvrent. C'est beau. Et c'est pratique, parce que tu juges visuellement quand c'est prêt.
Un simple bol à fond large
Pas de kyusu, pas de théière en verre? Un bol en céramique fait l'affaire. L'important, c'est que les feuilles aient de la place au fond et que les glaçons puissent se poser dessus sans tout tasser. Un bol large et peu profond est mieux qu'un verre étroit et haut.
Quand servir un koridashi (et à qui)
Le koridashi n'est pas un thé de tous les jours. C'est un geste rare, un peu précieux, qu'on sort quand le moment s'y prête.
L'été, évidemment
Par 35 degrés, quand l'idée même de mettre la bouilloire en route te donne des sueurs, le koridashi est une bénédiction. C'est frais, c'est concentré, et ça ne demande aucune chaleur. Tu prépares le matin, tu dégustes à l'heure du goûter.
Pour impressionner un invité qui connaît le thé
Si tu as un ami amateur de thé, sors le koridashi. Crois-moi, même les connaisseurs sont souvent surpris par la puissance aromatique et la douceur de la méthode. C'est le genre de geste qui fait dire "ah, tu connais ça?" avec un sourire.
Après un bon repas
Les Japonais servent parfois le koridashi comme une sorte de digestif. Quelques petites gorgées d'un gyokuro glacé après un repas copieux, c'est frais, léger, et ça nettoie le palais sans l'agresser. Mieux qu'un café, je te le dis.
"Le thé froid ne dort pas. Il attend."
Proverbe japonais sur l'infusion à froid
Et la caféine dans tout ça?
Bonne question, mon grand. L'extraction à froid libère moins de caféine que l'infusion à chaud. C'est un fait connu des chimistes du thé: la caféine a besoin de chaleur pour se dissoudre efficacement. Un koridashi contient donc moins de caféine qu'un sencha infusé à 70 degrés, même si les feuilles sont les mêmes.
Ça ne veut pas dire que c'est sans caféine. Il y en a, en petite quantité. Mais si tu es sensible à la caféine et que tu cherches un thé du soir léger, le koridashi est une bonne option. Le soir, je préfère quand même ma verveine du jardin, mais bon, chacun ses rituels.
⚠️ Attention
Si tu es enceinte ou si tu prends des médicaments qui interagissent avec la caféine, parles-en à ton médecin avant de boire du koridashi régulièrement. Moins de caféine ne veut pas dire zéro caféine.
Et après la première infusion? Réinfuser, oui ou non?
Oui, absolument. Et c'est même l'un des plaisirs cachés du koridashi. Après la première fonte de glace, tes feuilles sont hydratées, ouvertes, prêtes à donner encore. Tu as deux choix.
Le premier: remettre des glaçons et refaire un koridashi. La deuxième infusion sera plus légère, plus florale, avec moins d'umami mais une fraîcheur agréable. Certains amateurs préfèrent cette deuxième tasse à la première.
Le deuxième: infuser les feuilles à l'eau tiède (60 à 70 degrés) pour une tasse chaude. C'est une transition intéressante. Tu goûtes d'abord le koridashi froid, puis tu fais une version chaude avec les mêmes feuilles. Les saveurs changent complètement, et c'est fascinant de voir ce que le même thé peut donner selon la température.
Théières en Verre
Pour voir la glace fondre et la couleur se développer, rien ne vaut le verre. Toute la collection est là.
77 références
Découvrir la catégorie →Le geste qui change la dégustation
Quand ta liqueur de koridashi est prête, ne l'avale pas d'un trait. Sers-la dans la plus petite tasse que tu as. Une tasse à saké, un petit bol à thé japonais, un verre à dégustation. Le koridashi se boit en trois ou quatre gorgées, pas plus.
Avant de boire, porte la tasse à ton nez. Sens. Le koridashi froid dégage des arômes très différents du thé chaud: plus végétaux, plus frais, parfois légèrement marins sur un gyokuro. Puis prends une petite gorgée et laisse-la rouler sur ta langue. Tu vas sentir cette texture un peu épaisse, cette douceur qui n'a rien à voir avec du sucre. C'est la théanine. C'est ce qui rend la koridashi infusion japonaise unique.
Claire, ma fille, m'a rapporté du Japon un jeu de trois petites tasses en grès de Bizen, rugueuses, terreuses. C'est dans celles-là que je sers mon koridashi. Elles gardent le froid quelques minutes de plus que la porcelaine, et leur texture sous les doigts fait partie du plaisir. Tu me suis? Si toi aussi tu veux t'équiper en jolies petites tasses japonaises, jette un oeil à notre sélection de tasses japonaises.
Préparer un koridashi à emporter: c'est possible?
Oui, mais avec une nuance. Le koridashi est à son meilleur juste après la fonte. Si tu le laisses trop longtemps au contact des feuilles, l'extraction continue et le goût peut devenir plus astringent. Pour l'emporter, prépare le koridashi chez toi, filtre la liqueur dès que la glace a fondu, et verse-la dans une bouteille en verre isotherme. Comme ça, tu gardes le froid et la fraîcheur sans risquer la sur-infusion.
Une autre option: emporter les feuilles sèches et des glaçons dans un récipient séparé, puis assembler sur place. C'est ce que font certains amateurs japonais pour les pique-niques d'été. C'est un peu plus logistique, mais le résultat est impeccable.
Ce que le koridashi m'a appris sur le ralentissement
Tiens-toi bien, je vais dire quelque chose de sérieux deux secondes. Le koridashi, c'est plus qu'une recette de thé glacé. C'est une façon de reprendre le temps. On vit à une époque où tout va vite, les capsules, les doses, les applis qui commandent le café en trente secondes. Et là, tu poses des glaçons sur des feuilles, et tu attends une heure. Sans rien faire. Juste regarder fondre.
Moi, je trouve ça réparateur. On avait pas tout ce choix dans les années 70, et d'une certaine façon on était forcés d'être patients. Maintenant c'est un choix. Et choisir de préparer un koridashi, c'est choisir de ralentir. C'est ça que j'aime transmettre, plus encore que la recette.
Alors la prochaine fois que tu as envie d'un thé glacé digne de ce nom, sors tes plus belles feuilles, quelques glaçons, et laisse faire. Tu m'en donneras des nouvelles.
FAQ
C'est quoi exactement la méthode koridashi?+
La koridashi infusion japonaise consiste à poser des glaçons directement sur des feuilles de thé vert japonais et à laisser fondre lentement, sans eau chaude. La fonte progressive (30 à 90 minutes) extrait les arômes doux et la théanine tout en laissant les tanins amers dans la feuille. On obtient une petite liqueur concentrée, veloutée, naturellement sucrée.
Est-il bon de boire du thé froid régulièrement?+
Oui, le thé infusé à froid conserve la plupart des antioxydants du thé chaud, avec moins de caféine et moins d'amertume. C'est une bonne alternative aux boissons sucrées en été. La seule chose à éviter, c'est de laisser un thé froid infuser trop longtemps (plus de 12 heures) sans filtrer, car il peut développer des goûts désagréables.
Quelle est la différence entre koridashi et cold brew (mizudashi)?+
Le koridashi utilise des glaçons posés directement sur les feuilles: la fonte est lente (30 à 90 minutes), le volume est petit, et la liqueur est très concentrée. Le cold brew (mizudashi) utilise de l'eau froide en grande quantité, infuse 4 à 8 heures au frigo, et donne un thé plus dilué et plus désaltérant. Les deux sont bons, mais le profil en tasse est très différent.
Quels sont les bienfaits du thé vert japonais infusé à froid?+
Le thé vert japonais infusé à froid (koridashi ou cold brew) est riche en théanine, un acide aminé associé à la relaxation. Il contient aussi des catéchines antioxydantes, même si leur concentration est un peu plus faible qu'en infusion chaude. L'avantage principal: moins de caféine et aucune amertume, ce qui rend ce thé très agréable à boire même pour les palais sensibles.
Peut-on faire un koridashi avec du matcha?+
Pas vraiment. Le matcha est une poudre, pas des feuilles entières. Il ne se prête pas au koridashi tel quel, parce qu'il n'y a pas de feuilles à infuser lentement. En revanche, tu peux fouetter du matcha avec de l'eau froide et quelques glaçons pour obtenir un matcha glacé. C'est bon, mais ce n'est pas un koridashi au sens strict.
Combien de temps se conserve un koridashi une fois prêt?+
Filtre la liqueur dès que la glace a fondu, puis conserve-la au réfrigérateur. Elle reste bonne 24 heures environ. Au-delà, les arômes s'estompent et le goût peut devenir un peu plat. Le koridashi est vraiment meilleur frais, dans les heures qui suivent la préparation.
